La fête paroissiale: un moment de plénitude de l’Église
Le dimanche 16 novembre dernier avait lieu notre fête paroissiale, le jour de la Saint-Matthieu, protecteur de notre paroisse de Neuilly-sur-Seine. Nous étions près de 120 personnes, et l’on pouvait noter la présence d’amis du diocèse de Nanterre qui nous héberge, d’une paroisse copte, de la communauté de Pomerol, de personnes venues de Paris et de sa région, du Liban, d’Ukraine, de Grèce, de Saint-Pétersbourg, et même… de Neuilly-sur-Seine.
En plus de la commémoration du saint apôtre et évangéliste Matthieu, ce fut aussi un moment de catholicité, non seulement au sens de l’universalité de l’Église, mais aussi au sens de sa plénitude, qui s’incarne, se réalise dans chaque paroisse, chaque communauté, même la plus petite. Nous parlons souvent dans notre Église, d’une ecclésiologie eucharistique, de communion. Et il y a des moments privilégiés où elle devient plus sensible, plus concrète. Sans doute la présence en ce jour de notre archevêque Dimitri, n’est-elle pas étrangère à ce sentiment d’une véritable communion. Il faut le reconnaître, nous avons tous besoin de signes tangibles, nous avons besoin de voir et d’entendre : voir un visage, entendre une parole. C’est d’autant plus vrai dans ces périodes de troubles que nous traversons : troubles intérieurs et extérieurs.
Nous venons à l’église tels que nous sommes, avec nos forces et nos faiblesses, nos maladies du corps et de l’âme, nos inquiétudes et tous nos soucis. Alors arrive ce moment plein de sens dans la liturgie, quand nous chantons : « déposons maintenant tous les soucis de cette vie. » Nous savons que ce « dépôt » n’est ni un oubli, ni un déni illusoire. Nous savons, surtout, que ces soucis sont pris en charge, que Quelqu’un prend le relai.
De même que pour les agapes, chacun apporte et tous reçoivent car tout est partagé, de même partageons l’amour que le Christ nous donne, soyons aussi ses relais. Que personne ne soit oublié ou tenu à l’écart dans ce partage. N’oublions pas que l’amour « in fine », reste le meilleur traitement, le meilleur remède contre toute forme de mal. Alors, la fête sera vraiment fête.
Yves Pointurier









