IL n’y pas de petites choses : les 31e Rencontre Saint-Silouane
J’ai été saisie à mon arrivée le samedi matin par la chaleur des relations fraternelles.Il y avait beaucoup de joie dans les retrouvailles et les rencontres des participants à ces journées des 31e Rencontre Saint-Silouane qui se sont tenues à Paris les 24-26 octobre 2025. Qu’ils viennent de Suisse, de Belgique, d’Angleterre, de différentes régions de France ou de Paris, tous ont une histoire particulière qui les relie à saint Silouane ou à saint Sophrony, et c’est avec simplicité et gratitude que ces histoires se partagent, se transmettent, se célèbrent… La question de l’appartenance à telle ou telle confession, à tel ou tel Patriarcat ne se pose absolument pas. Ici, nous sommes avant tout des chrétiens désireux de suivre le Christ en suivant les enseignements de nos pères.
À l’avant de la pièce étaient posées les deux grandes icônes de nos pères Silouane et Sophrony, dont se dégageait une belle présence, comme un signe de leur intercession pour le bon déroulement de ces rencontres.
Le début de la journée avec un florilège de textes des saints Silouane et Sophrony nous a d’emblée plongés dans la tonalité du thème de la rencontre : il n’y a pas de « petites choses ».
Les récits du staretz Silouane qui pleure sur la misère du monde après avoir donné deux pommes à un mendiant, ou qui jeûne durant trois jours après avoir tué une mouche ne peuvent pas laisser indifférents. Les enseignements1 de père Melchisédec Monastère Saint Jean Baptiste (Maldon,G-B) et de mgr Syméon évêque de Domodedovo, Monastère Saint Silouane (Sarthe) nous ont permis de nous imprégner encore davantage de cette spiritualité simple et profonde si nourrissante pour les défis du monde d’aujourd’hui.
Les temps de repas permettaient de continuer les échanges, de faire vivre concrètement la fraternité des amis de l’Association.
La prière commune lors des Vêpres et de la Liturgie a été un autre axe important de ces rencontres, et comme un ciment pour les relations entre les participants. L’universalité de l’Église se manifeste admirablement à cet endroit où malgré nos divergences de traditions liturgiques, nous célébrons tous ensemble la prière de l’Église, toujours sous le patronage de nos saints Silouane et Sophrony dont les icônes étaient transférées avec nous dans la petite chapelle.
Que les organisateurs de ces journées soient vivement remerciés pour le ressourcement fraternel et spirituel dont les participants ont pu bénéficier, et que l’Association Saint-Silouane l’Athonite poursuive son œuvre pour de longues années !
Rose-Marie Guerinel


- Les actes des rencontres seront publiés dans le prochain “Buisson ardent” ↩︎




