La force d’une communauté chrétienne : le don et le service de tous, thème de la session pastorale de cet été 2026
Selon l’ancien calendrier, la Transfiguration est tout juste passée. Emplis de cette fête merveilleuse dont les échos continuent à se faire entendre dans les textes des offices, au monastère Notre Dame de toute Protection, à Bussy en Othe, nous nous retrouvons avec grande joie. Prêtres, diacres et leurs familles, c’est aujourd’hui l’ouverture de la Session pastorale 2026, dont le thème est particulièrement inspirant : “La force d’une communauté chrétienne : le don et le service de tous”.
La conférence introductive du père Alexis Struve rappelait la perspective chrétienne : chaque communauté eucharistique, en tant que corps du Christ, se compose des dons que l’Esprit Saint dépose dans chaque personne. Et comme dans le corps humain, chacun est nécessaire au bon fonctionnement. Nous ne pouvons réduire nos assemblées à une structure efficace comme dans une entreprise. En effet l’Esprit Saint agit dans les personnes concrètes et donne ses charismes non selon nos critères humains mais selon les siens. Et les temps partagés sont importants pour prendre le temps de écouter et de reconnaître en communauté les dons des personnes.
Ainsi une culture communautaire se crée d’abord par la prière commune et l’eucharistie qui en sont le ciment. Mais il est aussi nécessaire d’établir dans la communauté la notion du service de l’autre, de notre prochain, qui est là près de nous, là où le Seigneur nous a envoyé pour servir, et non pas au bout du monde.
Dans une communauté vivante, chacun trouve son service et sa place. Chacun peut demander pour cela dans la prière : “Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Comment puis-je être le Christ pour les personnes qui m’entourent ?”
Les nombreux échanges et témoignages qui ont suivi ont permis de remarquer qu’il y a plusieurs niveaux de services, et qu’il est important de laisser de la place à ceux qui sont moins engagés. Et souvent différentes cultures et traditions et c’est une richesse. Enfin dans l’Église, la temporalité est différente et les évolutions se font peu à peu.
Après ce premier temps de réflexion et d’échanges, les vêpres puis l’acathiste à la Mère de Dieu avaient une saveur particulière, peut-être en partie par la réunion de ce clergé nombreux qui apportait une solennité particulière à l’office.
Enfin nous avons dîné sous les étoiles pour un temps plus informel de retrouvailles et d’échanges. “Qu’il est bon d’habiter en frères tous ensemble…”(Ps 133).








