Berat, ses églises, ses icônes

Fresques de l'église Sainte Sophie Sagesse Berat

La ville aux mille fenêtres

ses églises, ses icônes

La ville de Berat (30 000 habitants), de tradition byzantine, célèbre pour sa beauté et ensoleillée à souhait, a tenu ses promesses. Elle est surnommée la « ville aux mille fenêtres » pour ses façades ottomanes percées d’innombrables ouvertures..

Après une visite de la cathédrale Saint Demetrios de Thessalonique, achevée en 2014, où nous attendait le père Ioannis qui nous a accompagné au cours de toute la journée, nous avons visité la ville dite haute, c’est-à-dire la Citadelle (Kala) dont les fondations datent du Ve siècle avant J-C. Elle a abrité 42 églises orthodoxes et des universités,au cours de son histoire. On y trouve encore les vestiges d’une vingtaine d’églises. Les églises de Sainte Sophie-Sagesse Divine (XVIIIe), de Saint Nicolas (XVIe) ou de Sainte Marie des Blachernes (XIVe) témoignent à la fois de l’importance historique de la ville de Berat comme de la permanence de la présence orthodoxe ainsi que de la volonté actuelle de préserver les bâtiments comme les fresques.

L’un des joyaux de la Citadelle est le musée national d’iconographie Onufri (peintre et iconographe albanais du XVIe) présenté dans l’église de la Dormition. Sa collection retrace cinq siècles d’iconographie albanaise (à partir du XIVe).

Réception par le métropolite Asti

A la suite de cette visite impressionnante, sous un soleil de plomb, nous avons eu la joie de déjeuner à l’air frais de la montagne à Roshnik. Les repas traditionnels albanais ont de moins en moins de secrets pour nous grâce à la sollicitude de notre cher diacre Mihali qui nous familiarise de manière magistrale avec la gastronomie de son pays.

Dans l’après-midi nous avons été reçus par le Monseigneur Asti, métropolite de Berat, Vlora et Kanina. Nous avons appris les quatre noms successifs de la ville de Berat : Antipatreia (dans l’Antiquité), Pulcheriopolis (pendant l’empire byzantin), Beligrad (après l’arrivée des slaves) et enfin Berat (nom d’un décret délivré par le sultan) ainsi que certains détails concernant la période transitoire entre la chute du communisme et le début de la renaissance de l’Église. Dans le dialogue qui s’est engagé avec le métropolite, nous avons senti, une fois de plus, à quel point les circonstances dans lesquelles nous vivions pouvaient se ressembler et combien les épreuves pouvaient être formatrices.

Monseigneur Asti nous a montré l’extrait d’un film consacré à l’archevêque Anastase : nous l’avons vu en action et avons encore mieux compris à quel point son service à l’église d’Albanie avait été salvateur, unificateur et pacificateur.

Monseigneur Asti nous a fait la joie de nous accompagner dans nos dernières visites de la journée aux églises Saint Thomas et Saint Spiridon, dans la ville dite basse, à flanc de montagne, au soleil couchant.

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