“Le rejet de l’humanisme: Pourquoi jeter le bébé avec l’eau du bain ?”
Mme Nayla Nahas Koussa, professeur de psychologie à l’Université de Balamand (Liban), nous propose une réflexion en 3 conférences sur Frontières entre psychologie et guidance spirituelle les 16 avril, 14 mai et 11 juin 2026 à 19h par visioconférence dans le cadre de la catéchèse adulte du jeudi.
Avec ce jeudi 11 juin “Le rejet de l’humanisme: Pourquoi jeter le bébé avec l’eau du bain ?”
L’approche humaniste, qui place la personne humaine au cœur de toute action et réflexion, a suscité de nombreuses critiques dans le cadre du discours religieux orthodoxe. Ce dernier, en prônant la divinisation de la personne, tend parfois à reléguer l’individu à un rôle secondaire, au risque de compromettre son intégrité au nom d’un idéal de purification spirituelle.
Cette tension apparente entre anthropocentrisme humaniste et théocentrisme orthodoxe mérite d’être examinée avec nuance. L’objectif de cette troisième intervention est précisément de mettre en lumière les convergences possibles entre l’approche humaniste en psychologie et la théologie orthodoxe de la personne. En dépit de leurs différences conceptuelles, ces deux perspectives partagent une préoccupation commune pour la dignité, la croissance et la transformation de l’être humain.
À travers une analyse comparative, je chercherai à dégager les points d’articulation entre ces deux visions, en soulignant les fondements anthropologiques et spirituels qui les rapprochent. Cette réflexion ouvrira ensuite sur les implications concrètes que pourrait avoir une telle réconciliation dans le cadre paroissial : comment penser une pastorale qui intègre les apports de la psychologie humaniste sans renier les fondements théologiques de la tradition orthodoxe ? Comment accompagner la personne dans sa totalité — corps, âme et esprit — sans fragmenter son expérience ni instrumentaliser sa souffrance ?
Je proposerai, en conclusion, quelques pistes pour une praxis ecclésiale renouvelée, fondée sur le dialogue entre disciplines, le respect de la personne, et la reconnaissance de la complexité de l’expérience humaine.
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